Catalogue
Gilbert GONTHIER
Dans l'Ain l'histoire du maquis de Richemond
En avril 1944, Robert BARNEOUD et René CHANEL sont embauchés au col de Richemond par Les Carburants Français, au-dessus du village de Chanay. Réfractaires au S.T.O (obligation d’aller travailler en Allemagne), ces deux jeunes résistants se sont initiés à la vie clandestine sur le plateau de Lamoura dans le Haut Jura mais ils ont dû partir précipitamment après l’attaque allemande de décembre 1943. Soucieux de continuer la lutte contre l’occupant, ils créent le maquis de RICHEMOND et participent du 7 juin au 5 septembre 1944 avec leurs camarades maquisards à huit opérations militaires : à Seyssel, Linod, Virieu-le-Grand, Chavornay, Chanay. Au col de Richemond, seize des leurs sont tués. Ils combattent ensuite dans les marais de Chautagne pour la libération de Culoz puis ils participent à la libération de Bourg en passant par Ambérieu, Pont d’Ain, Bohas, Ceyzériat, Sénissiat, Journans où un maquisard est tué, puis ils traversent enfin Tossiat et Jasseron pour rejoindre Bourg-en-Bresse. Par la suite, ces combattants s’engagent au sein du 99ème Régiment d’Infanterie Alpine pour poursuivre la lutte dans le Briançonnais.
Prématurément disparu le 30 septembre 1989 après une courte retraite, Robert BARNEOUD avait minutieusement consigné des faits et rassemblé des photos sur ce maquis. La cohérence interne de ses archives s’est révélée suffisante pour rendre possible l’écriture de ce livre. La collaboration de deux anciens de ce maquis, René CHANEL et Louis BONNARD, a été un bénéfice pour la rédaction de l’ouvrage.
Ancien élève-résistant du lycée Lalande de Bourg-en-Bresse et ancien membre de l’Armée Secrète de Bellegarde-sur-Valserine, Jean MARINET indique, dans la préface qu’il a bien voulu rédiger, que ce livre est « d’une incontestable qualité historique ».
Né le 12 août 1946 en Savoie, marié et père de deux enfants, Gilbert GONTHIER est diplômé des Universités de Chambéry et Grenoble. Il a été psychologue au Centre Médical et Scolaire MGEN de CHANAY pendant 38 ans. Ayant eu accès en 2003 aux archives de Robert BARNEOUD, il a entrepris d’écrire l’historique du maquis du col de Richemond.
mai 2010 - 22.00 € commander
Franceline Bürgel
Maubec en Dauphiné
« — Chez nous, on se levait à 5 heures. Notre petit déjeuner, c’était un bol de café avec du pain dedans. Le premier travail, c’était de s’occuper des chevaux. Il fallait leur donner à manger, les panser, les brosser... Puis traire les vaches… Dix minutes, voire quinze minutes sont nécessaires pour traire une vache, donc environ deux heures pour le troupeau. Certaines étaient plus longues à traire que d’autres. Ça portait jusqu’à 7 h 30 ou 8 heures. On cassait la croûte avant de partir dans les champs. L’hiver, on revenait manger à la maison. Les chevaux mangeaient aussi et une fois couverts, se réchauffaient à l’écurie. Il ne fallait pas qu’ils prennent froid car ils avaient transpiré. La sieste n’était pas dans nos habitudes,… ou parfois l’été sous un arbre… La nuit nous faisait rentrer tôt, mais il fallait encore préparer les semences pour le lendemain, chauler le blé. Pour cela, on prenait le plus joli blé de la récolte d’avant. Durant les grands froids, la vigne et le bois étaient nos principales activités, mais c’était après le passage de l’alambic sur la place du Brouchoud.
— Fin, mainsons, vendâmes, truffes, semailles, cayon, buet, mondailles… et repartâ pour la saison. A vra dire, on etche tozo occupa. Foins, moissons, vendanges, patates, semailles, cochon, bois, mondailles… et ça repartait pour l’année. A bien dire, on était toujours occupé ».
Cet ouvrage donne la parole aux maubelans. Plus d’une vingtaine de personnes ont accepté de relater leur passé sur Maubec au cours d’un entretien. Ces témoins ont modestement délivré leurs souvenirs, en exhumant de leur mémoire les évènements les plus lointains.
Cette transmission orale est complétée par diverses informations glanées dans les archives de toutes origines pour faire de cet ouvrage un témoignage vivant d’un passé déjà révolu.
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Par ce travail, Franceline Bürgel met en avant l’une des facettes du métier d’Ecrivain Public, celle de transmettre par l’écrit une expression citoyenne. L’écrivain public se pose ici en témoin d’une histoire qu’il formalise et présente son action comme un acte fondateur du dialogue social.
mai 2010 - 20.00 € commander
Gilles Babinet
Mgr Paul Pellet
Paul Pellet est né dans une famille de Sainte-Anne-sur-Gervonde, canton de Saint Jean-de-Bournay. Son père est maçon, sa maman agricultrice.
Dans sa famille et sa région fortement marquées par le catholicisme, puis auprès du bienheureux Antoine Chevrier, à Lyon, il éprouve le désir d’orienter sa vie vers l’évangélisation des Africains.
Cette première biographie présente ce missionnaire infatigable qui mérite d’être mieux connu, car il fut un grand spirituel tout en restant très humain et très bon.
Il ne faut pas nous laisser rebuter par le visage grave et austère de cet homme, ni par les privations qu’il s’imposait ou par le cilice qu’il portait ! Comme les Dauphinois d’origine qui ont la réputation d’être «Fins, féaux et courtois», il savait manier l’humour. Son cœur d’or inspirait ses écrits, ses conseils et ses décisions pour régler les affaires délicates qu’il avait à traiter. La plupart de ses lettres aux missionnaires se terminent par «des sentiments très affectueux».
C’est à Lagos, Nigéria, qu’il fait ses premiers pas en Afrique, en 1884. Une dizaine d’années plus tard, tout jeune encore, à 35 ans, il est nommé évêque d’une vaste région du Nigéria et du Bénin qu’il va visiter à pied, à cheval, en pirogue... Puis il sera rappelé à Lyon, pour seconder et ensuite remplacer le P. Planque, comme Supérieur général des Missions Africaines.
septembre 2009 - 18.00 €





